Disparaître

Des poèmes

Pour le moment, j'en ai terminé avec ce recueil, commencé il y a 10 ans. Je vais consacrer les prochains mois à achever mon roman.

Il n'est pas encore parfait. Il y a quelques redondances. Il doit encore être légèrement affiné et enrichi.

Bonne lecture.

Bonus : nouveaux poèmes, en attente de validation

Les hangars de la mort

Agglutinés, grouinants dans une nuit sans fin

De miasmes et de peur

Esprits affectueux, rêveurs, sociaux, paisibles

Laminés d’apathie et de triste hébétude

Il n’ont jamais connu la douceur des prairies

Les employés avancent avec leurs gestes appris

L’un pense à ses crédits, l’autre à son fils malade

Un tube de variété, des consignes et des blagues

Les mères ne comprennent pas pourquoi leurs petits partent

Tenus par des silhouettes en combinaisons blanches

Elles ne les verront plus

Mais elles se souviendront des derniers hurlements

Serais-je capable d’égorger un cochon ?

Non.

Cela ne m’a pas empêché de manger cette quiche lorraine hier soir.

Elle était délicieuse

Les autres

Qu’est-ce qui te définit ?

Qu’attends-tu de la vie ?

Tu es unique

Tu es magique

Il a envie de toi

29 euros par mois

Taille poids âge

Niveau d’études

Origine ethnique

Signe astrologique

J’aime espionner les voisins

Je fais du bénévolat

Inventer le passé d’un compagnon de train

Toujours tout reporter au lendemain

Rêver à des maisons inaccessibles

Ce profil n’est plus disponible

Post-vérité

@davidjohnson1963 estime que le virus a été conçu par les milliardaires satanistes dans le but de réduire drastiquement la population afin qu’advienne le Nouveau Gouvernement Mondial.

Au nom de quoi puis-je lui donner tort ? L’autorité de l’OMS ? Celle des industries pharmaceutiques ? De la communauté scientifique ? Restons sérieux.

Après tout, des bunkers auto-suffisants ont effectivement été construits un peu partout. Les personnes qui exercent la plus grande influence sur le cours des événements semblent relativement pessimistes.

Et puis, bien sûr, on pense à l’IA.

Il n’y a pas grand-chose à faire, de toute façon. Nous verrons bien.

Les derniers

Il y a eu des amis

Qui se sont rangés

Des amours éblouis

Puis avilis

Condamnés à croire et errer

Au milieu d’un vaste charnier

L’idéalisme en nous est toujours aussi vif

Nous formons à genoux un monde alternatif